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dimanche 14 juin 2026

la photo du Dimanche avec Monica

La photo du dimanche avec Monica


Un vieux tilleul et sa fleur ! 
 



et un jeune en pleine floraison...

jeudi 10 juillet 2025

Jeudi Poésie Francis Ponge

 


Francis Ponge
 
Je m’aperçois d’une chose : au fond ce que j’aime,
ce qui me touche, c’est la beauté non reconnue,
c’est la faiblesse d’arguments, c’est la modestie.
Ceux qui n’ont pas la parole,
c’est à ceux-là que je veux la donner.
Voilà où ma position politique et ma position esthétique se rejoignent.
Rabaisser les puissants m’intéresse moins que glorifier les humbles.
Les humbles : le galet, l’ouvrier, la crevette, le tronc d’arbre et tout le monde inanimé,
tout ce qui ne parle pas…
Je suis un suscitateur.




dimanche 23 mars 2025

Photo du dimanche avec Monica

 

Le dimanche avec Monica 


Au cours d'une balade cette semaine 

j'ai vu ce vieil arbre qui résiste au temps ! 

lundi 18 novembre 2024

Croqueurs de mots 297 Paréidolie pour Zaza

DÉFI 297  

PAREIDOLIE POUR ZAZA


 Promenons nous dans les bois pendant que...
Quand tout à coup un œil vif m'observe ! 

Attention la nature nous épie 
Combien d'êtres se cachent se dissimulent 
Nous surveillent
Inconscients les passants passent  
Mais le petit peuple est aux aguets
Me voilà en face à face  avec cet oiseau
Une sorte de vautour au bec trop long
Par mimétisme ses ailes se confondent avec le cœur de l'arbre
Rien n'échappe à son attention
C'est le gardien du lieu
 Je l'ai salué avec déférence
Lui promettant de ne pas révéler son repaire

...loup y es-tu  m'entends tu...
Oups c'est un de ses voisins
Déjà il se lèche les babines
Manque -t-il de vitamines 
Voyez ses grandes dents
Il me parait affamé
Ne pas s'attarder dans le coin

Les petits chaperons rouges doivent toujours se montrer prudent





jeudi 3 octobre 2024

Jeudi Poésie Fiodor Dostoïevski




Oh, qu’importent mes peines et mes malheurs si j’ai en moi la force d’être heureux !

Vous savez, je ne comprends pas comment on peut passer à côté d’un arbre sans être heureux de le voir.

Parler avec un homme et ne pas se sentir heureux de l’aimer !

Oh, je ne sais seulement pas m’exprimer… combien de belles choses ne rencontre-t-on pas à chaque pas, si belles que même l’homme le plus désemparé ne peut pas ne pas les trouver belles.

Regardez un enfant, regardez l’aurore du bon Dieu, regardez l’herbe qui croît, regardez les yeux qui vous regardent et qui vous aiment.

 

Fiodor Dostoïevski 

lundi 22 avril 2024

Croqueurs de mots défi 291 Le Paradis

 Défi 291 les Cabardouche à la barre

Réécrire une histoire en changeant de point de vue ! 

Au paradis 



Je vais vous raconter comment un Mâle heureux est devenu un malheureux., il faut avouez j’en fut la cause involontaire.
Tout d’abord permettez-moi de me présenter : Malus pour vous servir.
C’était il y a bien longtemps, je trônais dans un jardin merveilleux et sans fausse modestie mes fruits étaient les plus gros et les plus sucrés. Un couple d’humain batifolait sereinement dans mon ombre. L’été s’éternisait et mes fruits narguaient la Belle assoiffée. J’oublie un détail, étant l'arbre roi du jardin il y avait une interdiction formelle de cueillir mes pommes.
La soif devenant insupportable, la Belle demanda à son ami d’attraper la plus grosse pomme, l’homme qui jouait à chercher des trèfles à quatre feuilles fit la sourde oreille et continua son occupation puérile…
 Khaa passant par là se proposa de grimper autour de mon tronc et se fit une joie de se moquer des lois…j’en ai encore la chair de poule ! il y arriva l’animal et fit tomber mon plus beau fruit au pied de l'innocente Belle qui ravie le ramassa et le goûta, généreusement l’inconsciente va trouver l’homme pour partager ce délice.
Catastrophe ! le propriétaire était dans les parages. Piquant une grosse colère il renvoya ce pauvre couple le menaçant de représailles terribles.
J’en fut une victime collatérale puisqu’on me donna ce nom de Malus ayant porté malheur aux mâles heureux.
Pourtant je vous assure qu’il n’y a pas meilleur que moi, au printemps j’offre des fleurs merveilleuses, l’été une ombre bien douce et l’automne un régal sans pareil, quelle injustice ?



jeudi 21 mars 2024

Jeudi Poésie - Emily Dickinson

 


Le son le plus triste, le son le plus doux,
Le son le plus fou qui enfle,
– C’est celui que font les oiseaux, au printemps,
Quand la nuit délicieusement tombe,
Sur le fil, entre mars et avril –
Frontière magique
Au-delà de laquelle l’été hésite,
Presque divinement trop proche.

Il nous fait penser à tous ces morts
Qui ont traversé la vie en flânant avec nous,
Et que la sorcellerie de la séparation
Nous rend cruellement plus chers encore.

Il nous fait penser à ce que nous eûmes,
Et dont nous déplorons la perte.
Nous en souhaiterions presque que ces voix de sirènes
S’en aillent et se taisent.
L’oreille peut briser le cœur humain
Au vif comme un javelot.
On voudrait que le cœur ne soit pas
Si dangereusement près de l’oreille.

 

Emily Dickinson 1830 - 1886



jeudi 7 mars 2024

Jeudi poésie Robert Desnos

 


Il était une feuille
 
Il était une feuille avec ses lignes
Ligne de vie
Ligne de chance
Ligne de cœur
Il était une branche au bout de la feuille
Ligne fourchue signe de vie
Signe de chance
Signe de cœur
Il était un arbre au bout de la branche
Un arbre digne de vie
Digne de chance
Digne de cœur
Cœur gravé, percé, transpercé,
Un arbre que nul jamais ne vit.
Il était des racines au bout de l'arbre
Racines vignes de vie.
Vignes de chance
Vignes de cœur
Au bout des racines il était la terre
La terre tout court
La terre toute ronde
La terre toute seule au travers du ciel
La terre.
 
Robert Desnos (1900 - 1945)

jeudi 22 février 2024

Jeudi poésie Laurent Albarracin

 


Quand l’arbre est l’arbre dans le pré, majestueux
Il est aussi l’arbre dans l’arbre, entier et vrai
Et il est encore le pré qui monte dans l’arbre.
Il est les oiseaux qui lui font suite et fête où il est.
Il est l’air qui l’entoure et le détoure, clair, limpide.
Mais il est l’ombre de son écorce.
Il est la nuit de la terre qui sort de la terre et rejoint le jour.
Si la terre est de la nuit sous la terre
Alors il y a dedans des étoiles de jour.
Les étoiles de jour ne brillent que pour les racines de l’arbre.
Et d’ailleurs elles ne brillent pas : toujours elles s’éteignent.
Parce que ce sont des étoiles de jour qui sont dans la terre
Et qu’elles font l’inverse de ce que font les étoiles du ciel nocturne.
C’est pour cela qu’on ne les découvre jamais.
Parce qu’elles s’éteignent au lieu de briller.
Mais l’arbre qui a des branches et des racines, un dehors et un dessous,
Sait peut-être ce que sont les étoiles de jour
Qui s’éteignent dans la nuit de la terre.
Ces étoiles-là peut-être même que ce sont les feuilles
De la partie souterraine de l’arbre.
On ne le sait pas parce qu’il faut toujours qu’on arrache
L’arbre si on se mêle de vouloir le connaître,
Il faut toujours qu’on le déracine
Alors qu’il faudrait le connaître
En le laissant à ses feuilles d’en-dessous,
A ses étoiles de jour
Qui s’éteignent
Dans la nuit de la terre.


Laurent Albarracin 

(Manuel de Reisophie pratique)


jeudi 14 septembre 2023

Jeudi poésie Andrée Chedid




J’ai ancré l’espérance
Aux racines de la vie

Face aux ténèbres
J’ai dressé des clartés
Planté des flambeaux
A la lisière des nuits

Des clartés qui persistent
Des flambeaux qui se glissent
Entre ombres et barbaries

Des clartés qui renaissent
Des flambeaux qui se dressent
Sans jamais dépérir

J’enracine l’espérance
Dans le terreau du cœur
J’adopte toute l’espérance
En son esprit frondeur.

Andrée Chedid 

jeudi 22 avril 2021

Jeudi poésie - Jules Supervielle


Pour ce défi 249, c’est Laura qui a accepté de prendre la barre.

Pour le deuxième jeudis poésie du 22 avril,

j’aimerai qu’il soit question d’ASCENSION religieuse ou pas



Ascension

 

Ce nuage est traversé par le vol des forêts mortes

Regagnant leurs origines,
Effleurant l'axe du monde
Sous le givre sidéral.
Alignés comme sur terre
Vous cherchez une rivière
Pour la longer dignement.
Il fallait un chemin creux,
Le ciel simule sous eux
Une terrestre armature.
La mémoire de la vie,
Où s'arrêtera le fil
De cette angoisse endormie ?

Fantômes de peupliers

A ces arbrisseaux, ces arbustes

A ces ombres reste-t-il

 

Jules Supervielle 1884 ­ - 1960

 


 

jeudi 8 avril 2021

Jeudi poésie - Rondeau Charles d'Orléans

Le temps a laissé son manteau
De vent, de froidure et de pluie,
Et s'est vêtu de broderies,
De soleil luisant, clair et beau.

    Il n'y a bête ni oiseau
Qu'en son jargon ne chante ou crie :
Le temps a laissé son manteau !

    Rivière, fontaine et ruisseau
Portent, en livrée jolie,
Gouttes d'argent, d'orfèvrerie,
Chacun s'habille de nouveau :
Le temps a laissé son manteau.


Charles d’Orléans 1394 - 1465



jeudi 18 février 2021

Jeudi poésie - Paul Géraldy - Bourgeon

Défi 246

 ABC dans son jardin 



Le bourgeon

Comme un diable au fond de sa boîte,
Le bourgeon s'est tenu caché.
Mais dans sa prison trop étroite
Il baille et voudrait respirer.

Il entend des chants, des bruits d'ailes,
Il a soif de grand jour et d'air.
Il voudrait savoir les nouvelles,
Il fait craquer son corset vert.

Puis, d'un geste brusque, il déchire
Son habit étroit et trop court
"Enfin, se dit-il, je respire,
Je vis, je suis libre. Bonjour !"

 

Paul Géraldy



LC de la Cachette  - photo

jeudi 4 avril 2019

Jeudi poésie - Robert Desnos

Pour tous les arbres...

Il était une feuille avec ses lignes
Ligne de vie
Ligne de chance
Ligne de cœur
Il était une branche au bout de la feuille
Ligne fourchue signe de vie
Signe de chance
Signe de cœur
Il était un arbre au bout de la branche
Un arbre digne de vie
Digne de chance
Digne de cœur
Cœur gravé, percé, transpercé,
Un arbre que nul jamais ne vit.
Il était des racines au bout de l'arbre
Racines vignes de vie.
Vignes de chance
Vignes de cœur
Au bout des racines il était la terre
La terre tout court
La terre toute ronde
La terre toute seule au travers du ciel
La terre.

Robert Desnos (1900 - 1945)


LC de la Cachette  - clic sur photo

vendredi 25 janvier 2019

Tercets du vendredi - les arbres en hiver



Dans l'air glacé
l'arbre échevelé s'étonne
d'un ciel si bleu


Le vieil arbre
dénudé dans la grisaille
 - Bise glaciale

Lui suffit - il 
d'un léger manteau blanc
pour rester vivant


 Rayon de soleil
qui transperce la branche
- l'arbre tremble 


Plus de feuille 
C'est l'hiver au paradis
Adam est nu

LC de la Cachette  texte -clic sur photos

jeudi 6 décembre 2018

Jeudi poésie





La forêt se défait de ses belles couleurs,
Dans le froid du matin quelques rêves s’accrochent,
L’automne se consume et l’hiver se rapproche,
Le temps s’écoule avec une extrême langueur…


Au long sommeil la vie semble se résigner ;
Tandis que l’horizon timidement s’allume
Des écharpes de givre et des manteaux de brume
S’enroulent tout autour des arbres dénudés.


Silencieusement s’évapore la nuit,
L’amertume grandit au fur et à mesure ;
Novembre est là, qui décompose la nature
Et qui provoque un si mélancolique ennui.


Isabelle Callis-Sabot