dimanche 1 février 2026

Photo du dimanche pour Monica



Photo du dimanche pour Monica


j'ai découvert cet instrument magique !

je n'arrivais plus à ouvrir les boites...

ce gadget a trouvé place à côté du casse noix qui ouvre les bouteilles en plastique !

Pour info : suite à une mauvaise manipulation en voulant copier des photos sur mon ordinateur il boude et refuse d'enregistrer des  photos depuis 1 semaine !

si vous avez une solution je suis preneuse...

jeudi 29 janvier 2026

Jeudi poésie



RÉPITS

Feuillages, feuillages mobiles dans l'air,
errants sous les cimes des nuages,
envols d'oiseaux, errance des graines,
taches mouvantes du soleil par terre.
Mais les soudains repos des souffles,
tout le ciel qui retient son souffle,
les mains apaisées des feuillages,
l'immobilité des nuages,
l'odeur stagnante d'une fleur surprise,
le cri bref d'un oiseau très loin,
l'ombre d'une pierre.

 Jean Grosjean 1912 - 2006

lundi 26 janvier 2026

Croqueurs de mots défi 319

 



Pour ce défi 319,  nos amis les Cabardouche à la barre et de ce que je lis, ils veulent que ça pète 😃 Voici ce qu'ils nous demandent :

Le 19 janvier est la journée internationale du Pop Corn ( si , si ) .
Pour célébrer cet évènement majeur, nous vous proposons le défi suivant : Racontez une anecdote croustillante ayant pour thème le maïs soufflé.
On pourra au choix :
– Révéler ses origines 
– En décrire un usage surprenant.
- Raconter comment le pop-corn a bouleversé votre existence.

Ou tout autre sujet que le pop-corn pourra vous inspirer .


Coucou me voilà

Pas encore prêt mais ça viendra
Vrai chenapan qui vous amusera
Prenez garde à moi
Dans les cuisines je fais des ravages
J'explose et c'est l'orage
Le four ne me résiste guère
C'est un crime une guerre
La casserole ne s'en remet pas
Et le plafond s'en souviendra
Je suis un dur un vrai de vrai
Avec moi pas de salade au sang de navet
Je pète dans tous les sens
Sans aucune bienveillance
Me déguster sucré ou salé
C'est l'addiction assurée
La terreur des cinémas
Qui vous rend gaga

N'est-ce pas Marie et François





jeudi 22 janvier 2026

Jeudi poésie Les Alyscamps

 


Dans Arles, où sont les Alyscamps,
Quand l’ombre est rouge, sous les roses,
Et clair le temps,

Prends garde à la douceur des choses.
Lorsque tu sens battre sans cause
Ton cœur trop lourd ;

Et que se taisent les colombes :
Parle tout bas, si c’est d’amour,
Au bord des tombes.

Paul-Jean Toulet, 

Romances sans musique, 1915



jeudi 15 janvier 2026

jeudi poésie Recette !

 

La salade japonaise

Alors si vous voulez prendre une plume et de l’encre, je vais vous dicter  ma recette. Mais vous m’assurez que cette communication ne sera faite qu’à des personnes dignes de la comprendre et de l’apprécier.

Vous faites cuire des pommes de terre dans du bouillon, vous les coupez en tranches comme pour une salade ordinaire, et, pendant qu’elles sont encore tièdes, vous les assaisonnez de sel, poivre, très bonne huile d’olives à goût de fruit, vinaigre - l’Orléans vaut mieux, mais c’est sans grande importance - l’important c’est un demi verre de vin blanc, Château-Yquem, si possible. Beaucoup de fines herbes, hachées menu, menu. Faites cuire en même temps, au court bouillon, de très grosses moules avec une branche de céleri, faites-les bien égoutter et ajoutez-les aux pommes de terre déjà assaisonnées.     

Retournez le tout légèrement. Moins de moules que de pommes de terre ; un tiers de moins. Il faut qu’on sente peu à peu la moule ; il ne faut ni qu’on la prévoie, ni qu’elle s’impose.

Quand la salade est terminée, remuée, vous la couvrez de rondelles de truffes, une vraie calotte de savant. Tout cela deux heures avant le dîner, pour que la salade soit froide quand on la servira. Il ne faut pas la brusquer ; elle est très délicate et tous ses arômes ont besoin de se combiner tranquillement.

J’ai encore bien d’autres régalades de ma composition ; si elles peuvent vous être agréables, je vous en porterai moi-même les recettes, et j’en surveillerai l’exécution, la première fois, à moins que votre chef n’ait trop mauvais caractère…

A. Dumas fils,  - Francillon acte I, scène II