samedi 15 août 2026

Pause Vacances...

 

Cette photo prise en souvenir de jill qui l'avait proposée aux Croqueurs de mots

Une pause intermittente en Août qui se poursuit en Septembre !

Je ne vous oublie pas 

à bientôt ...


et aussi tous mes regrets pour les blogs que je ne peux pas commenter  avec mon seul téléphone !

jeudi 13 août 2026

Jeudi Poésie Eluard - Magritte


Marches de l'œil
A travers les barreaux des formes
Un escalier perpétuel
Le repos qui n'existe pas
Une des marches est cachée par un nuage
Une autre par un grand couteau
Une autre par un arbre qui se déroule
Comme un tapis
Sans gestes
Toutes les marches sont cachées

On a semé les feuilles vertes
Champs immenses forêts déduites
Au coucher des rampes de plomb
Au niveau des clairières
Dans le lait léger du matin

Le sable abreuve de rayons
Les silhouettes des miroirs

Leurs épaules pâles et froides
Leurs sourires décoratifs
L'arbre est teinté de fruits invulnérables.

Paul Eluard

 

dimanche 9 août 2026

La photo du dimanche avec Monica

 

La photo du dimanche avec Monica

(page programmée !)

Humour à Namur 

 voir aussi les photos de Floralie et Rose 63 , liens chez Monica   

jeudi 6 août 2026

Jeudi poésie l'été


Il brille, le sauvage Été,
La poitrine pleine de roses.
Il brûle tout, hommes et choses,
Dans sa placide cruauté.

Il met le désir effronté
Sur les jeunes lèvres décloses ;
Il brille, le sauvage Été,
La poitrine pleine de roses.

Roi superbe, il plane irrité
Dans des splendeurs d’apothéoses
Sur les horizons grandioses ;
Fauve dans la blanche clarté,

Il brille, le sauvage Été.

Théodore de Banville (1823-1891) 

dimanche 2 août 2026

La photo du dimanche avec Monica

   La photo du dimanche avec Monica



Fécamp avec au loin le parc éolien... don aucune ne tournait au moment de mon passage ! 


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jeudi 30 juillet 2026

Jeudi Poésie Francis Ponge

 


Le feu fait un classement : d’abord toutes les flammes se dirigent en quelque sens…

(L’on ne peut comparer la marche du feu qu’à celle des animaux : il faut qu’il quitte un endroit pour en occuper un autre ; il marche à la fois comme une amibe et comme une girafe, bondit du col, rampe du pied…)

Puis, tandis que les masses contaminées avec méthode s’écroulent, les gaz qui s’échappent sont transformés à mesure en une seule rampe de papillons.

Francis PONGE, Le Parti pris des choses,


L'incendie c'est le retour de l'Hydre de Lerne dont les têtes repoussaient dès qu'elles étaient coupées, l'Hydre émettait aussi des vapeurs puantes et toxique ! 

dimanche 26 juillet 2026

La photo du dimanche avec Monica

  La photo du dimanche avec Monica


 j'aime bien trouver ces "clous" lors de balades en ville !

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jeudi 23 juillet 2026

jeudi poésie Robert Desnos

Exposition Chagall 2014

 

Quand tu m'aimes, qu'à tes étreintes
Je m'abandonne avec émoi
Pour calmer mes tourments mes craintes
Mon amour parle-moi


Il faut peupler les nuits hostiles
Avec les cris de nos émois
II faut charmer les nuits tranquilles
Mon amour parle-moi


Dans la nuit vouée aux mauvais sorts
Des fantômes jettent l'effroi
Et toi si tu n'es un mort
Mon amour parle-moi


Si tu m'aimes il faut le dire
Il faut me prouver tes émois
Il faut me prouver ton délire
Mon amour parle-moi


Même si tu dis des mensonges
Si tu simules ton émoi
Pour que le songe se prolonge
Mon amour parle-moi

Robert Desnos  1900 - 1945

dimanche 19 juillet 2026

La photo du dimanche avec Monica

 

 La photo du dimanche avec Monica


Protégeons nos forêts ! 

voir aussi les photos de Floralie et Rose 63 , liens chez Monica 

Pour une fois je n'ai pas oublié la photo du groupe ! 

jeudi 16 juillet 2026

Jeudi Poésie



Élévation  

Au-dessus des étangs, au-dessus des vallées,
Des montagnes, des bois, des nuages, des mers,
Par delà le soleil, par delà les éthers,
Par delà les confins des sphères étoilées,

Mon esprit, tu te meus avec agilité,
Et, comme un bon nageur qui se pâme dans l’onde,
Tu sillonnes gaiement l’immensité profonde
Avec une indicible et mâle volupté.

Envole-toi bien loin de ces miasmes morbides ;
Va te purifier dans l’air supérieur,
Et bois, comme une pure et divine liqueur,
Le feu clair qui remplit les espaces limpides.

Derrière les ennuis et les vastes chagrins
Qui chargent de leur poids l’existence brumeuse,
Heureux celui qui peut d’une aile vigoureuse
S’élancer vers les champs lumineux et sereins ;

Celui dont les pensers, comme des alouettes,
Vers les cieux le matin prennent un libre essor,
– Qui plane sur la vie, et comprend sans effort
Le langage des fleurs et des choses muettes !

Charles Baudelaire, Les fleurs du mal

dimanche 12 juillet 2026

La photo du dimanche avec Monica

 La photo du dimanche avec Monica


Vu sur un mur de Landerneau en 2015

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jeudi 9 juillet 2026

Jeudi Poésie


 

« J'étais dans Venise, sur le Pont des Soupirs,
un palais d'un coté et une prison de l'autre ;
j'en voyais les monuments s'élever du sein des vagues,
comme par la baguette d'un enchanteur.

Des milliers d'années étendent autour de moi leurs ailes sombres,
et une gloire mourante sourit sur ces temps éloignés,
où plus d'une contrée sujette admirait les monuments de marbre du lion ailé,
lorsque Venise; assise dans sa gloire, avait placé son trône sur ses cent îles ! »


Lord Byron - Quatrième Chant (4-1) de “Childe Harold”

dimanche 5 juillet 2026

La photo du dimanche avec Monica

La photo du dimanche avec Monica


Square du Clos Feuquières

un gentil dragon garde la fontaine

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jeudi 2 juillet 2026

jeudi Poésie Mallarmé

Tristesse d’été

Le soleil, sur le sable, ô lutteuse endormie,
En l’or de tes cheveux chauffe un bain langoureux
Et, consumant l’encens sur ta joue ennemie,
Il mêle avec les pleurs un breuvage amoureux.

De ce blanc flamboiement l’immuable accalmie
T’a fait dire, attristée, ô mes baisers peureux
 » Nous ne serons jamais une seule momie
Sous l’antique désert et les palmiers heureux !  »

Mais la chevelure est une rivière tiède,
Où noyer sans frissons l’âme qui nous obsède
Et trouver ce Néant que tu ne connais pas.

Je goûterai le fard pleuré par tes paupières,
Pour voir s’il sait donner au cœur que tu frappas
L’insensibilité de l’azur et des pierres.

Stéphane Mallarmé 

lundi 29 juin 2026

croqueurs de mots 329

 Défi 329 mené par Annick Lotus !

Voici ce qu'elle nous propose :

Je vous propose  d’écrire un texte (prose, poésie…), avec pour thème « Les vacances  » mais avec deux contraintes:

1- Ecrire votre texte avec l’anaphore « C’est le temps… » (répétition en tête de phrase ou de paragraphe). 
2 – Et avec 5 mots obligatoires: transhumance, farniente, rire, soucis, heure

Ty Anker 2016


C'est le temps d'une soirée de vacances
C'est le temps du farniente loin de la transhumance
C'est le temps de la liberté loin des soucis
C'est le temps du rire des amis... 
C'est le temps de l'utopie
C'est le temps où on croît en l'Humanité
C'est le temps où on espère tout changer
C'est le temps où on refait le monde
C'est le temps des idées vagabondes
C'est le temps des nuits sans heures
C’est le temps d'un avenir séducteur

C'est le temps du souvenir des aimés disparus
C'est le temps des regrets reconnus

C'était le bon temps de notre jeunesse 
C'était notre temps sur une autre planète



dimanche 28 juin 2026

La photo du dimanche avec Monica

La photo du dimanche avec Monica  


Honfleur  passage entre 2 rues  

voir aussi les photos de Floralie et Rose 63  

(liens chez Monica)

jeudi 25 juin 2026

Jeudi Poésie

 


L’Enfant Soleil

Aimez aimez L’enfant

Aimez aimez l’ enfant

Il est le chemin de la vie

Le chant de l’aurore

Celui qui porte l’avenir

Les grandes joies de la terre

Il est le chemin de la vie

Il est le germe de l’amour

Et le fruit d’un grand bonheur

Pour celui qui sait l’aimer

Aimez aimez l’enfant

Aimez aimez l’enfant

Il est la force de demain

Il est le prince de la vie

Le grand printemps de la terre

Le lien du passé vers l’avenir

Aimez aimez l’enfant

Aimez aimez l’enfant

Aimez aimez l’enfant

Malheurs aux crimes sur l’enfant

Malheurs à ceux qui brisent son sourire

Malheurs à ceux qui blessent

Et tuent tous ses rêves et sa vie

La conscience universelle sera votre juge

L’innocence brisée votre expiation

Dans les prisons du monde entier

Il est le grand soleil du matin

Il et le courant juvénile

Il est la force de demain

Il est l’espoir d’un monde meilleur

A nous de l’aimer

De l’aider à grandir

Et à être heureux

Aimez aimez l’enfant

Aimez aimez l’enfant

Aimez aimez l’enfant

D. Gence

dimanche 21 juin 2026

jeudi 18 juin 2026

jeudi poésie Victor Hugo

 


Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.

Les Contemplations - Livre IV - XIV
3 septembre 1847
Victor Hugo


dimanche 14 juin 2026

la photo du Dimanche avec Monica

La photo du dimanche avec Monica


Un vieux tilleul et sa fleur ! 
 



et un jeune en pleine floraison...

jeudi 11 juin 2026

Jeudi Poésie Jules Supervielle

La pluie et les tyrans

Je vois tomber la pluie
Dont les flaques font luire
Notre grave planète,
La pluie qui tombe nette
Comme du temps d'Homère
Et du temps de Villon
Sur l'enfant et sa mère
Et le dos des moutons,
La pluie qui se répète
Mais ne peut attendrir
La dureté de tête
Ni le cœur des tyrans
Ni les favoriser
D'un juste étonnement,
Une petite pluie
Qui tombe sur l'Europe
Mettant tous les vivants
Dans la même enveloppe
Malgré l’infanterie
Qui charge ses fusils
Et malgré les journaux
Qui nous font des signaux,
Une petite pluie
Qui mouille les drapeaux.

Jules Supervielle

 

dimanche 7 juin 2026

Photo du dimanche pour Monica


Photo du dimanche pour Monica


Une vieille porte dans le Marais lundi dernier !  

ce vieux quartier de Paris à des trésor cachés ...

jeudi 4 juin 2026

Jeudi poésie William Blake

 



A l’étoile du soir

 

Toi, ange du soir à la blonde chevelure,

Maintenant que le soleil repose sur les monts, allume

Ta brillante torche d’amour ; mets ta couronne rayonnante

Et bénis d’un sourire notre couche du soir !

Souris à nos amours, et tandis que tu tires

Les bleus rideaux du soir, répands ta rosée d’argent

Sur chaque fleur qui ferme ses doux yeux,

Cédant au sommeil de l’heure. Que ton vent d’ouest s’endorme

Sur le lac ; donne une voix au silence, de tes yeux scintillants,

Et baigne d’argent le crépuscule. Bientôt, trop tôt,

Tu te retires ; alors le loup gronde partout

Et les yeux du lion flamboient dans la forêt obscure :

Les toisons de nos troupeaux sont humides

De ta rosée sacrée : protège-les de ta magie. 

William Blake (1757 – 1827)

Traduit de l’anglais par Madeleine L. Cazamian

lundi 1 juin 2026

Croqueurs de mots 328 Marie-Sylvie à la barre !

Pour cette nouvelle quinzaine, Défi 328, Marie-Sylvie reprend la barre !

Le jeu des mots interdits ! 

Ça oblige la plume à ruser et à chercher des synonymes poétiques.

L'esprit du sujet :
Célébrer la nature, le renouveau, une promenade sous une voûte fleurie, un souvenir au fond d'un verger ou une rêverie bucolique.
 
La contrainte :
Il est rigoureusement interdit d'utiliser les 10 mots suivants ainsi que leurs pluriels :
   1. Blanc
   2. Arbre
   3. Fleur
   4. Printemps
   5. Vert
   6. Senteur
   7. Jardin
   8. Feuille
   9. Pétale
   10. Nature


J'ai abandonné roseraie,verger et potager
Pour compenser j'aime me balader et butiner 
Le long des chemins
Puis rejoindre la forêt
Trouver un banc et regarder les nuages
Entre les branches d'un grand charme
Silence...
Juste un battement d'aile  
C'est l'envol d'un épervier
Les passereaux se taisent
La saison entre froidure et chaleur 
Incite à la sagesse
La forêt reprend ses couleurs
Tout en nuances
Du jaune au bleu
Anémone-sylvie Sainte Apolline 2026
Déjà les anémones-sylvie
Aux pâleurs éclatantes 
Annoncent le renouveau
Bientôt le jonquilles sauvages
Rivaliseront avec le ciel
Un chemin se borde d'orties
Les fragrances se mêlent à l'humus 
Créant un parfum nouveau

Les bourgeons apparaissent
Années après années 
Le miracle se reproduit