lundi 7 octobre 2024

Croqueurs de mots 294

Pour notre croqueuse de temps  Jeanne Fadosi 

Celles et ceux qui me suivent depuis longtemps 
aux défis d'écriture des CROQUEURS DE MOTS 
se souviennent peut-être qu'un de mes dadas, 
c'est le temps, qu'il soit météorologique ou historique.

Illustrer à votre manière 
(prose, vers, dessins, images) 
(pas trop long svp), 
un monde où le temps serait aboli. 
(Celui de l'Histoire ou celui de la météo ou les deux)



Cette nuit alors que le jour se levait j’ai pu observer la fuite du temps 

En effet l'heure entraînait dans sa fuite sa fille la tirant par la main

Sans doute lassée de tourner en rond

Elle avait brisé la fenêtre pour prendre la poudre d’escampette

Toutes deux couraient se dirigeant vers l’ouest

Pressées semble-t-il d’échapper au soleil

Elles ne supportaient plus  cadran et  ressorts

Un travail sans fin menant à la mort

Éprise d’une envie de liberté

Mère et fille se sont évadées


 

En route pour l’éternité

Elles se rient du soleil et de la pluie

Plus de météo ni de climatologie

Ne craignant pas les ouragans

Ni même l’explosion des volcans

Rendez-vous dans la galaxie

Le temps court à l’infini



jeudi 3 octobre 2024

Jeudi Poésie Fiodor Dostoïevski




Oh, qu’importent mes peines et mes malheurs si j’ai en moi la force d’être heureux !

Vous savez, je ne comprends pas comment on peut passer à côté d’un arbre sans être heureux de le voir.

Parler avec un homme et ne pas se sentir heureux de l’aimer !

Oh, je ne sais seulement pas m’exprimer… combien de belles choses ne rencontre-t-on pas à chaque pas, si belles que même l’homme le plus désemparé ne peut pas ne pas les trouver belles.

Regardez un enfant, regardez l’aurore du bon Dieu, regardez l’herbe qui croît, regardez les yeux qui vous regardent et qui vous aiment.

 

Fiodor Dostoïevski 

lundi 23 septembre 2024

croqueurs de mots n° 293

 Jill à la barre

Thème : Inspiration d'après tableau détourné

«Jeune fille à la perle version 2024 »

Et, en prime, glissez-moi dans votre texte le mot « Elégiaque »



Le songe de Griet


Je pose c'est ma pause 

 Ce moment privilégié me laisse rêveuse

Dame kathrin observe près de la porte

Je sens l'hostilité de ma maîtresse 

Sa jalousie elle surveille  avec attention 

Johannes Wermeer l’œil attentif derrière la camera obscure

De son pinceau il caresse la toile

Caresse que je ressens ...

Le songe m’emporte dans un futur lointain

Je peux boire une potion chaude sans allumer le feu

Finie la vie protocolaire

Une liberté extraordinaire

Fi des vêtements engoncés difficiles à travailler 

La lumière serait présente même la nuit

Une tristesse élégiaque me submerge...


Griet réveille toi donc ma fille

Ne vois -tu pas qu'il est l'heure de préparer le repas

Les enfants pleurent

Vas-tu enfin travailler paresseuse

Cette fille me rendra folle




lundi 9 septembre 2024

Croqueurs de mots : Défi 288 - Dites le en argot

 

Défi 288

Dômi a dit  : dites le en argot

Une histoire fumeuse...pas piquée des hannetons


C’est bien ma veine.

Me voilà au poste de police et le baveux est à la bourre…

Enfin il arrive et je lui raconte le truc à dormir debout qui me tombe sur le paletot :

Je vais vous la jacter bonne. Je sortais la boite après la journée de boulot complètement crevé, je vais pour prendre ma caisse et rentrer à la baraque quand je vois un mec appuyé dessus ! un type super sapé, costard, pompes cirées, il semble pété de fric avec à coté une nana les tifs en bataille, la clope au bec. Là il demande de les conduire à perpète les oies…Une histoire chelou !

Je flippe en pigeant qu’il va me piquer ma tire et direct il me file un coup sur le pif. Avant d’en prendre plein la gueule je sors mon flingue pour que ce taré se casse et c’est là que les flics sont arrivés et m’ont arrêté parce que j’ai râlé, c’est pas juste.

Mossieur l’avocat faut remettre les choses en place c’est pas moi qui doit être là, si vous me sortez de ce M… je vous paye un coup au troquet du coin.



vendredi 6 septembre 2024

Shelley




J’ai rencontré un voyageur de retour d’une terre antique
Qui m'a dit : « Deux jambes de pierre immenses et dépourvues de buste
Se dressent dans le désert. Près d’elles, sur le sable,
À moitié enfoui, gît un visage brisé dont le sourcil froncé,

La lèvre plissée et le rictus de froide autorité
Disent que son sculpteur sut lire les passions
Qui survivent encore dans ces objets sans vie
À la main qui les imita et au cœur qui les nourrit.

Et sur le piédestal apparaissent ces mots :
« Mon nom est Ozymandias, Roi des Rois.
Voyez mon œuvre, ô puissants, et désespérez ! »

Auprès, rien ne demeure. Autour des ruines
De cette colossale épave, infinis et nus,

Les sables monotones et solitaires s’étendent au loin. »

Shelley 1792 - 1822

 

mardi 3 septembre 2024

Un an de plus

 Merci 



Merci de vos passages

Merci pour vos messages

Merci pour l'amitié virtuelle

Un petit mot qui donne des ailes

Merci un petit mot qui fait du bien 



Ce n'était qu'un rêve

je ne suis pas retournée à Venise !




dimanche 1 septembre 2024

Bulles !

  



Apporte des bulles

Ils m’ont dit apporte des bulles !

Bulles de savons pour laver la vaisselle non merci…

Le Pape à Rome de son balcon fait-il encore des bulles ?

La radio parle d’une bulle financière, où est-elle je ne la vois pas.

Et si j’apporte le denier Black et Mortimer  tous ces phylactères ça en fait combien de bulles ?

Dans notre sphère gazeuse débordante de CO2 que veulent-ils encore

Des sodas, coca, cidre ou bière

Mon poisson aussi fait des bulles dans l’eau de son bocal ;

Roger apporte le Mousseux il y a mieux quand même

Crémant d’Alsace ou de Bourgogne, de Loire ou du Jura ?

Blanquette de Limoux et Clairette de Die

Asti Spumante



Je les abandonne et leur envoie une bouteille de Champagne clos sans angoisse dans du papier bulle

Je pars

Fêter mon anniversaire à Venise où le Prosecco m’attend

J’ai rendez-vous  avec Casanova sous le Pont des Soupirs...