mercredi 26 juin 2024

Escapade en Franche-Comté

Une belle escapade sous le signe de l'eau galopante...  

Arbois la Cuisance  


Cascade du Lison

La source bleue de Malbuisson 

Cascade du Hérisson


Source du Doubs

à suivre pour les lacs et les fleurs ! 







lundi 24 juin 2024

Natnanaëlle

Tout devient magique quand le réel dépasse le virtuel

 


Quand au retour d'une escapade vous trouvez un trésor dans votre boite à lettre...
 
C'est Nathanaëlle !

Un délice de lecture va me faire retrouver Venise.
Je vais rêver et m'y perdre avec volupté ...
Une carte délicatement dessinée
et un marque page somptueux accompagnent le roman.

Un grand merci Nathanaëlle
cette belle fouine m'aidera à résoudre l'énigme
et je compte sur la ruse du renard pour déjouer les pièges !

Son blog où l'art se visite avec plaisir est toujours délicat.


lundi 17 juin 2024

nouvelle pause !


Château de Nogent le Rotrou
 

Non je ne vais pas jouer à la Belle au bois dormant dans ce beau château !


jeudi 13 juin 2024

Jeudi Poésie - Baudelaire



Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle

Sur l'esprit gémissant en proie aux longs ennuis,

Et que de l'horizon embrassant tout le cercle

Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits ;


Quand la terre est changée en un cachot humide,

Où l'Espérance, comme une chauve-souris,

S'en va battant les murs de son aile timide

Et se cognant la tête à des plafonds pourris ;


Quand la pluie étalant ses immenses traînées

D'une vaste prison imite les barreaux,

Et qu'un peuple muet d'infâmes araignées

Vient tendre ses filets au fond de nos cerveaux,


Des cloches tout à coup sautent avec furie

Et lancent vers le ciel un affreux hurlement,

Ainsi que des esprits errants et sans patrie

Qui se mettent à geindre opiniâtrement.


- Et de longs corbillards, sans tambours ni musique,

Défilent lentement dans mon âme ; l'Espoir,

Vaincu, pleure, et l'Angoisse atroce, despotique,

Sur mon crâne incliné plante son drapeau noir.


Charles Baudelaire

jeudi 6 juin 2024

Un mercredi tranquille...


En allant chercher une lettre à la poste 


J'ai vu

du millepertuis

puis des coquelicots

Un beau chardon


 





près du ru Maldroit


les troènes embaumaient


et au bord du trottoir de la Chélidoine...

...au retour rien n'a changé ! 




lundi 3 juin 2024

retour du Portugal Luis Camoens



Changent les temps, changent les volontés,
et change l'être et change la confiance ;
le monde entier est empreint d'inconstance,
gagnant toujours nouvelles qualités.

Sans cesse nous voyons des nouveautés,
différant en tout point de nos espoirs ;
du mal restent les plaies dans nos mémoires,
et du bien (s'il en exista) le regret.

Le temps couvre le sol d'un vert manteau,
que la neige glacée couvrait naguère,
et convertit mon doux chant en sanglot.

Et non content de changer chaque fois,
il nous étonne en changeant plus qu'hier,
car il ne change plus comme autrefois.

Luis Vaz de Camões 1525 - 1580 

"Changent les temps, changent les volontés" 


mardi 14 mai 2024

Poésie ...pour une pause ... Nous verrons !



Paris, 1810.

Le passé n’est rien dans la vie,
Et le présent est moins encor :
C’est à l’avenir qu’on se fie
Pour nous donner joie et trésor.
Tout mortel dans ses vœux devance
Cet avenir où nous courons ;
Le bonheur est en espérance,
On vit, en disant : Nous verrons.

Mais cet avenir plein de charmes,
Qu’est-il lorsqu’il est arrivé ?
C’est le présent qui de nos larmes
Matin et soir est abreuvé !
Aussitôt que s’ouvre la scène
Qu’avec ardeur nous désirons,
On bâille, on la regarde à peine ;
On voit, en disant : Nous verrons.

Ce vieillard penche vers la terre ;
Il touche à ses derniers instants :
Y pense-t-il ? Non ; il espère
Vivre encor soixante et dix ans.
Un docteur, fort d’expérience,
Veut lui prouver que nous mourons :
Le vieillard rit de la sentence,
Et meurt en disant : Nous verrons.

Valère et Damis n’ont qu’une âme ;
C’est le modèle des amis.
Valère en un malheur réclame
La bourse et les soins de Damis :
 » Je viens à vous, ami sincère,
Ou ce soir au fond des prisons…
– Quoi ! ce soir même ? – Oui ! – Cher Valère,
Revenez demain : Nous verrons. «

Gare ! faites place aux carrosses
Où s’enfle l’orgueilleux manant
Qui jadis conduisait deux rosses
A trente sous, pour le passant.
Le peuple écrasé par la roue
Maudit l’enfant des Porcherons ;
Moi, du prince évitant la boue,
Je me range, et dis : Nous verrons.

Nous verrons est un mot magique
Qui sert dans tous les cas fâcheux :
Nous verrons, dit le politique ;
Nous verrons, dit le malheureux.
Les grands hommes de nos gazettes,
Les rois du jour, les fanfarons,
Les faux amis et les coquettes,
Tout cela vous dit : Nous verrons.

François-René de Chateaubriand, Poésies diverses

Pause... de quelques semaines