Une pause qui se prolonge
les retards s'accumulent
le tunnel s'allonge
la lueur espérée
s’affaiblit
les pavots dansent
avec les iris éphémères
..
Et les roses
pour m'enivrer
une dernière fois
Une pause qui se prolonge
les retards s'accumulent
le tunnel s'allonge
la lueur espérée
s’affaiblit
les pavots dansent
avec les iris éphémères
Et les roses
pour m'enivrer
une dernière fois
Seule maintenant
Le jour approche
où il faut délaisser
maison et souvenirs...
Adieu arbres fleurs
jardin des oiseaux
écureuils malicieux
vous me manquez déjà
abandonner sa bibliothèque
c'est trahir des amis
apprendre à tout quitter
Défi 278 Jazzy veut du fantastique
Le roi
des Aulnes
Qui
chevauche si tard à travers la nuit et le vent ?
C'est le père avec son enfant.
Il porte l'enfant dans ses bras,
Il le tient ferme, il le réchauffe.
« Mon fils, pourquoi cette peur, pourquoi te
cacher ainsi le visage ?
Père, ne vois-tu pas le roi des Aulnes,
Le roi des Aulnes, avec sa couronne et ses longs
cheveux ?
— Mon fils, c'est un brouillard qui traîne.
— Viens, cher enfant, viens avec moi !
Nous jouerons ensemble à de si jolis jeux !
Maintes fleurs émaillées brillent sur la
rive ;
Ma mère a maintes robes d'or.
— Mon père, mon père, et tu n'entends pas
Ce que le roi des Aulnes doucement me promet ?
— Sois tranquille, reste tranquille, mon enfant :
C'est le vent qui murmure dans les feuilles sèches.
— Gentil enfant, veux-tu me suivre ?
Mes filles auront grand soin de toi ;
Mes filles mènent la danse nocturne.
Elles te berceront, elles t'endormiront, à leur
danse, à leur chant.
— Mon père, mon père, et ne vois-tu pas là-bas
Les filles du roi des aulnes à cette place
sombre ?
— Mon fils, mon fils, je le vois bien :
Ce sont les vieux saules qui paraissent grisâtres.
— Je t'aime, ta beauté me charme,
Et, si tu ne veux pas céder, j'userai de violence.
— Mon père, mon père, voilà qu'il me saisit !
Le roi des Aulnes m'a fait mal ! »
Le père frémit, il presse son cheval,
Il tient dans ses bras l'enfant qui gémit ;
Il arrive à sa maison avec peine, avec
angoisse :
L'enfant dans ses bras était mort.
Johann
Wolfgang Goethe
Défi 278 Jazzy
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<<Fuyant la critique>> de Pere Borrell del Caso
N° 278 Jazzy veut nous faire peur !