La photo du dimanche avec Monica
Vu sur un mur de Landerneau en 2015
voir aussi les photos de Floralie et Rose 63 , liens chez Monica
La photo du dimanche avec Monica
Vu sur un mur de Landerneau en 2015
voir aussi les photos de Floralie et Rose 63 , liens chez Monica
Stéphane Mallarmé
Défi 329 mené par Annick Lotus !
Voici ce qu'elle nous propose :
Je vous propose d’écrire un texte (prose, poésie…), avec pour thème « Les vacances » mais avec deux contraintes:
Photo du dimanche avec Monica
Beg Meil 2014
J'imagine la force séparer ces rochers !
José-Maria de Heredia, Les Trophées
(clin d’œil à Monica)
Photo du dimanche avec Monica
Pour faire suite à la page de Monica qui nous montrait des goémoniers mercredi dernier
Goémons (1962 Gainsbourg)
Ô mer, ne reste-t-il que sable sur le sable
Pour écrire l'Histoire ? Ô mer sauvée des fables
Quelle écume, à nos pieds, se souvient du chaos ?
Les
galets du soleil captent d'autres lumières
Les goémons frottent leurs insectes par milliers
Ce vieux pays en moi
Mais c'est toute la mer !
Le flux et le reflux imposent ma prière
Paysans et pêcheurs savent comment l'aimer.
Dites-moi,
mes amis, ce pays vers la mer
Ce pays dans la mer, comment y revenir ?
Rebâtir sur le roc villages de naguère
Qui parle dans mon cœur soudain de rebâtir ?
Prendrai-je le chemin qui nous aide à mourir ?
Suis-je déjà trop loin sur la route éphémère ?
Une rivière va, son bruit blanc, sur les pierres.
Charles Le Quintrec 1926 – 2008
Maman
qui était l’aînée d’une grande fratrie aimait beaucoup son grand-père et me
racontait souvent qu’il l’appelait mon petit renard tant elle était rusée et mussait
dans son appentis. Son grand-père était sabotier près de La Grée Boury. Elle
l’accompagnait parfois dans les bois sans barguigner, je pense
que c’est à son contact qu’elle a appris la pose des collets pour attraper les
lapins, piéger les poissons dans les petites rivières, tout ce qui pouvait
améliorer un repas était bienvenu pour nourrir la nombreuse famille. Elle
savait reconnaître le passage des animaux en regardant les traces des cochons
qui avaient vermillé à la recherche des glands.
Hélas
un jour en écuissant son grand -père se blessa méchamment
aux jambes et ne put continuer son travail. Il faut se rappeler l’époque, ce
tout début du XX siècle dans « la Bretagne profonde » pour survivre
c’était aide toi le ciel t’aidera ! Aussi quand le grand-père devint
impotent il trouva sa place en s’occupant des petits qui en étaient ravis sans jamais renauder.
Il aimait leur tricoter chaussettes et pèlerines, en racontant les légendes
locales. Maman racontait sa frayeur quand elle devait passer la nuit près du
lavoir craignant de rencontrer les blanchisseuses de l’Ankou !
Cet
ancêtre est la seule personne qu’évoquait maman, elle gardait le souvenir d’un
homme bon et en parlait avec tendresse.
Chez Lénaïg