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vendredi 26 février 2016

tercet du vendredi - contes

photo Josette
Sur le chemin
un grand manteau rouge
- Loup y es-tu ? 



Sous les oliviers
un concerto de cigales -
La fourmi s'active
LC de la Cachette  - texte - 

lundi 22 février 2016

Croqueurs de mots - Défi 160



Coucou c'est moi la Mère-Grand, celle qui se fait dévorer par le loup... 
Oui vous savez ce grand méchant loup qui a des vues pas bien honnêtes sur ma petite fille...
Dites moi donc qui est mon inventeur que je lui dise ce que j'en pense ! 
Comment ? Parlez plus fort car en plus je suis sourde - les ans en sont la cause - Perrault Charles  ? connait pas. Maintenant  que vous le dites ça ne serait pas l'écrivain public qui a mis mon histoire - et bien d'autres - ou plutôt ma mésaventure sur le papier ? 
Mais avant lui qui a fait courir cette rumeur... 
Je vais vous le raconter : c'est une vieille nourrice qui a transmis ce commérage à une gamine très rebelle à ses conseils, elle voulait lui fiche la trouille, mais la petite effrontée n'en avait cure et l'histoire vraie moi la Mère-Grand je suis bien placée pour la savoir. 
C'est que la gamine elle se moquait bien de venir me voir avec ses galettes, pensez-donc elle avait rendez-vous derrière le petit bois  avec son coquin, l'aîné du forgeron, un gars qui avait le charme des mauvais garçons. Il voulait lui apprendre des jeux nouveaux...
Et la petite eh bien elle n'y était pas opposée. 
Seulement voilà, ça n'était pas racontable aux enfants, donc mon auteur officiel en a fait une version initiatique dont il reste la formule que vous connaissez quand on dit "elle a vu le loup" on comprend tout de suite... 
Et moi je continue à me faire dévorer de génération en génération... 
Faut pas toujours faire confiance aux écrivains !

LC de la Cachette  - texte - photo 

lundi 14 décembre 2015

Croqueurs de mots - 156

Défi 156 – chez Lilousoleil

 racontez-nous  une belle histoire de Noël et uniquement de Noël.

Joyeux Noël, Monsieur Labûche !

Monsieur Labûche rentre dans sa maison. Il a froid, il est mouillé, il met ses souliers à sécher devant la cheminée et il enfile ses vieilles  pantoufles.

Monsieur Labûche est de mauvaise humeur. Il grogne :

– Quelle méchante neige ! Quel vilain froid ! Tout à coup, sa maison se met à danser, les portes craquent ; les volets claquent et les lampes se balancent au plafond. Monsieur Labûche n’est pas rassuré ! Il dit en frissonnant :

– Maison, maison pourquoi danses-tu ainsi ? La maison danse de plus en plus fort et elle répond :

- Mais voyons, je danse parce que le vent a sifflé un petit air ! 
Monsieur Labûche se précipite dehors en criant : 
– Vent, vent pourquoi as-tu sifflé un petit air ? Le vent répond en tourbillonnant :

- J’ai sifflé un petit air parce que la nuit est tombée. Alors monsieur Labûche lève la tête vers le ciel et il dit :

– Nuit, pourquoi es-tu tombée ? La nuit murmure :

– Je suis tombée parce que la lune a voulu briller. Monsieur Labûche aperçoit la lune toute ronde derrière les nuages. Il lui demande :

– Lune, lune pourquoi as-tu voulu briller ?
La lune répond : – J’ai voulu briller parce que ton chien m’a appelée.

Monsieur Labûche  va voir le chien dans sa niche. – Dis-moi, bon chien, pourquoi as-tu appelé la lune ?

Le chien aboie : – j’ai appelé la lune parce que le hibou a crié sur le toit !
Monsieur Labûche prend son échelle, il monte sur le toit et il demande au hibou :

– Hibou, pourquoi as-tu crié ? Le hibou fait : – Hou, hou, j’ai crié parce que ta cheminée s’est arrêtée de fumer.

Monsieur Labûche commence à s’énerver. Il se tourne vers la cheminée et il crie :

– Hein ? Quoi ? Et alors, cheminée, pourquoi t’es-tu arrêtée de fumer ?
La cheminée fait : – Pouf, pouf… Je me suis arrêtée de fumer parce que ton feu s’est éteint. Monsieur Labûche descend du toit et il rentre chez lui à toute vitesse.

– Feu, feu, pourquoi t’es-tu éteint ?

Le feu chuchote : – je me suis éteint parce que tes souliers ont chanté !

Monsieur Labûche ronchonne : – Mes souliers ont chanté, mes souliers ont chanté, j’aimerais bien savoir pourquoi ?
Alors il regarde ses souliers et il ouvre de grands yeux : dans ses souliers, il y a un gros cadeau ! Monsieur Labûche est tellement surpris qu’il se laisse tomber dans son fauteuil en soupirant :

– Ça alors, ça alors, le Père Noël est passé !
Il ouvre son paquet et il s’exclame :

– Chic, des belles pantoufles neuves ! Mes vieilles étaient tout usées !
Et Monsieur Labûche se dit :

Maintenant, je sais pourquoi
mes souliers ont chanté,
mon feu s’est éteint,
ma cheminée s’est arrêtée de fumer,
le hibou a crié,
mon chien a appelé la lune,
la lune a voulu briller,
la nuit est tombée,
le vent a sifflé un petit air
et ma maison s’est mise à danser !

C’est parce que le Père Noël est passé !

Anonyme


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Bonnes fêtes de fin d'année

lundi 17 décembre 2012

les fourberies du sapin


Noël approchait...

     Aux jours qui se faisaient courts, au vent qui soufflait et au ciel souvent maussade je me rendais bien compte que l’hiver était proche. Et maintenant je savais que quand on pense hiver, on pense  Noël.
     Chaque année mes parents sortaient la crèche et complétaient la collection de santons, sous chacun d’entre eux on notait l’année d’achat comme un millésime sur les bouteilles, et comme pour le vin  il y avait des années meilleures que d’autres. Aujourd’hui les personnages se retrouvaient groupés par affinités, il y avait les musiciens, les bergers avec leurs chiens gardant les moutons, les villageois en costume et même des scènes de village comme les vieux assis sur un banc à coté d’un puits.


     Cette année je rêvais d’un sapin. Ça sent bon un sapin, une odeur fraîche un peu sauvage. Jusque là maman résistait prétendant que l’appartement était trop exiguë, que ça prenait trop de place, que ça faisait trop de saleté avec toutes ces aiguilles qui se planteraient dans la moquette…enfin un tas de bonnes raisons bien raisonnables.
     Oui, mais moi cette année je le voulais ce sapin. Aussi un soir je décidai de passer à l’action et au moment de la préparation du dîner je demandai :
 – Maman on pourrait avoir un tout petit sapin cette année ? Mais le grondement de la hotte aspirante devait couvrir ma voix car elle me répondit :
 – Chéri, tu ferais bien de mettre le couvert, le repas sera prêt dans un instant.
   C’était pas gagné ! Peut-être qu’en mettant le couvert sans rechigner et dès la première sommation, j’allais m’attirer ses bonnes grâces, aussi je pris les assiettes mais dans mes efforts de perfection, empilant les verres sur les assiettes, puis entassant les couverts ce qui devait arriver arriva et les couverts en tombant entraînèrent un verre qui roula  puis un autre qui s’écrasa sur le carrelage. C’était des vieux verres comme on n’en trouve plus, ils ne cassaient pas ils explosaient en milliers de morceaux. Prudent je décidai de remettre ma demande de sapin à plus tard et j’allais spontanément chercher l’aspirateur.
  – Mais enfin Loulou que fais-tu, attention voyons, c’est pas le moment, j’ai préparé du poisson et il va être trop cuit si tu traînes encore.
    Il ne manquait plus que ça ! Du poisson ! Encore un truc sans goût avec plein d’arêtes… La soirée est fichue pour le sapin, je voulais bien mettre des atouts dans mon jeu mais je n’irais pas jusqu’à faire semblant d’aimer le poisson. Demain, on verrait demain…
   Il me fallait des arguments et des soutiens. Avec un peu de ruse je pourrais arriver à mettre « Pôv’chérie » de mon côté. Pôv’chérie c’est ma petite sœur, la chouchoute à sa maman, Lucie a presque 3 ans et elle pleure avant même que je l’approche, donc c’est toujours MOI le coupable, tout ça parce que je lui ai tiré les cheveux une fois ou deux - pas plus - quand elle touchait à MES affaires.
   Cette fois je la laisserai toucher à mes voitures, enfin les plus anciennes qui sont déjà un peu cabossées, pas le dernier modèle  que papa m’a offert pour une super note à l’école, ce qui lui a valu les foudres de maman qui dit que c’est normal de bien travailler et que les carottes sont pour faire avancer les ânes (je n’ai pas bien compris ce que ces légumes et l’âne venaient faire dans cette histoire de note) mais cette voiture rouge c’est le top ! Enfin quand Azelle Lucie (c’est elle qui dit comme ça pour Mademoiselle Lucie) sera occuper avec mes voitures je lui parlerai des sapins, lui ferai écouter les chansons de circonstances : Mon beau sapin…  et même inventerai une histoire disant que les sapins attirent le Père Noël, que ça lui rappelle les forêts de son pays…bref vrai un lavage de cervelle (les cerveaux c’est pour les garçons, c’est papa qui l’affirme), comme pour les pubs à la télé, sapin sera le mot qu’elle entendra sans arrêt jusqu’à en rêver la nuit.
    Le père Noël vient du pôle Nord, enfin pas très loin mais d’un pays où il y a des rennes. Le père Noël s’appelle Alexandre et il a 6 rennes pour tirer son traîneau, c’est papa qui me l’a dit. Mais maintenant je suis trop grand, je sais toute la vérité que je dois cacher à Azelle Lucie, elle comprendra plus tard.
    Pour convaincre papa, je crois avoir une idée. Ce soir je lui demanderai de sortir son album de photos, celui que lui a donné Mamynou.
    Mamynou passe quelques après midi au Club de l’âge d’or, et là elle s’est prise de passion pour le scrapbooking depuis elle inonde la famille de ses albums- souvenir décorés. Moi j’aime pas. Toutes ces décorations, petits nœuds, cœurs, étoiles, bouts de ruban : ça fait kitch ! Mais ce soir ça devrait servir mon plan. Mamynou a recherché toutes les photos qu’elle avait de papa depuis le berceau jusqu’à l’année dernière, c’était son cadeau pour son quarantième anniversaire. « A mi-vie » a-t-elle dit, il est temps de faire le bilan de son passé. Eh bien, j’ai vu des photos de papa devant le sapin de Noël car chez Mamynou il y avait un sapin et on mangeait toujours des huîtres (beurk !), de la dinde avec des marrons, et une bûche au chocolat. C’est la tradition et il ne faut pas que ça se perde, dit-elle. Maman, elle, c’est plutôt nouvelle cuisine, je sens bien que ça grince fort entre toutes les deux, mais à la guerre comme à la guerre Lucie, papa, Mamynou et moi  contre maman : je devrais gagner la bataille du sapin.
   « Un petit qui ne perd pas ses aiguilles » Et me voici en route avec papa pour la jardinerie. Il y en avait des très grands, des grands, des moyens mais les petits étaient tous moches, rabougris, déplumés…Il a fallu parlementer (heureusement qu’on ne dit pas parle-mentir !) et nous nous sommes retrouvés avec un « moyen ».
    Là, les premières difficultés sont apparues. Il ne rentrait pas dans le coffre. Evidement il pleuvait. D’abord vider le coffre de tout ce qui est dedans et qui ne sert pas souvent, Ensuite ôter le siège de Lucie pour faire basculer la banquette, entasser tout ce qui était sorti sur le siège avant et m’installer derrière en tenant le sapin pour lui éviter de rouler sur papa. Ça pique ! Maman l’avait dit mais je serais stoïque.
   « Mais où voulez-vous mettre un truc pareil ? » Maman avait cédé mais sans conviction. On a joué aux quatre coins et ça n’allait jamais : trop près du buffet, trop  devant la fenêtre et on ne voyait plus le jour, trop dans le passage…enfin le voilà posé. Je n’en pouvais plus, c’est lourd, ça piiiiique !
    Patatrac, mal calé dans son pied bancal, il est tombé ! Un bout de carton parvint à coincer le socle et une ficelle discrète le retint à une poignée de porte : « Surtout ne touchez plus à cette porte » prévint  papa.
    A la porte, on n’a pas touché, personne, mais un courant d’air l’a fait claquer violemment ! Encore tout à refaire, je commençais à comprendre ma mère. Cette fois c’est bon, il est là debout, c’est géant !

    Et maintenant la décoration : guirlandes, boules rouges et dorées… je vais chercher l’escabeau et procéder méthodiquement. Commençant par les guirlandes, debout sur la pointe des pieds sur l’escabeau je fais TRES attention, en voici une de mise, pour la deuxième c’est plus facile, pour la guirlande clignotante un peu moins, les diodes s’emmêlent et il me faut de l’aide surtout que Lucie m’énerve en tournant autour de l’escabeau. Maman me dit de la laisser s’occuper à trier les boules par couleur, oui mais moi je n’arrive pas à mettre mes guirlandes sans tomber et à surveiller mes décorations. Cette fille n’a pas mon sens artistique, elle veut mettre toutes les boules dorées d’un côté et les rouges de l’autre, et moi je dis qu’il faut alterner les couleurs.
   « Laisse Lucie faire, il faut bien qu’elle participe aussi  sinon plus de sapin » me serine maman, j’entends papa qui répond : « Lucifer  c’est comme ça qu’on aurait du appeler mon petit diable ». Là non plus je n’ai pas compris cette histoire, il parait que je « comprendrai plus tard » ! Ça c’est une réponse que je déteste. Et pendant ce temps personne pour m’aider !
    Enfin le sapin est prêt, pas tout à fait à mon goût, ce soir je vais découper des monstres préhistoriques, ces animaux sont ma passion, le tyrannosaure était redoutable mais celui que je préfère c’est le ptérosaure,  je les collerai sur des cartons, je pense que ça fera très joli au bout des branches avec les Led clignotants à la place des yeux ça sera super dans le noir.
    Super ça l’a été surtout pour effrayer Lucie qui s’est mise à hurler et à trembler.
   « Quelle  horreur » cria maman à son tour.
    Décidément ma décoration personnelle ne séduisait pas le clan féminin de la maison.
    Et voilà plus de monstres…enfin j’avais mon sapin.  En fait j’étais un peu déçu. Il ne sentait rien ! Pourtant quand on se promène en vacances dans les Landes ça sent bon la résine, et là rien ! Ce sapin c’était en plein hiver un souvenir d’été, mais lui aussi déçu de se trouver  dans une ville qu’il ne connaissait  pas, à l’étroit dans un appartement,  il boudait et retenait son parfum, je voyais bien qu’il me défiait.
    Heureusement Noël a fait oublier tous ces tracas. Ce sapin aura été une expérience. Finalement mon rêve était plus beau que la réalité mais c’est sans doute le cas de tous les rêves, une raison de plus pour les vérifier et  je suis certain qu’un jour je réaliserai celui de dénicheur de nouveaux dinosaures en Australie…


Vous avez reconnue la photo des boules de Noël de Lénaïg qui ont illustré le coucou du haïku de la semaine passée et la carte de Lecture & Dialogue...


dimanche 2 décembre 2012

Merci

Merci...un petit mot qui en dit beaucoup !
Une vie de squatteuse
Il était une fois, il y a quelques années, je cherchais un texte, poème sur le temps qui passe, le hasard me fait découvrir Bigornette,  je lui demande donc  l'autorisation de copier son poème, précisant que c'était pour une activité associative, nous essayons de faire fonctionner nos petits (tout petits) neurones nous réunissant environ une fois par mois...
Un premier jeu de devinette me fit découvrir Oxygène, en lisant les commentaires je m'amusais de son humour.
Puis Bigornette lança un autre jeu, celui du prénom, chaque semaine elle proposait un prénom plus ou moins utilisé - voir jamais -.
Sa vie  prit un tournant et depuis Dame Jill a repris les" prénoms de la récré " chaque mercredi.

Mamylilou m'invita à participer au "Coucou du Haïku" le vendredi, et avec plus ou moins d'à propos je tente depuis  cet exercice, dérogeant trop souvent aux règles strictes de cette discipline, n'est-ce pas Marie -Alice ?

Toutes ces participations, butinant   de blogs en blogs... des photos, de la poésie, de l'humour, des livres, des recettes, des voyages...que de découvertes, que de sensibilités,  tout un monde que je m'appropriais sans complexe...

J'étais bien au chaud, tranquille dans cette vie de pique-assiette quand tout à coup surgit Mildred qui a décidé : bon c'est fini la belle vie il faut se lancer...
C'est un coquine Mildred, elle a tout organisé, un blog clé en main, l' après vente assurée !
Un hic, énorme, je tape avec 2 doigts, et la technique c'est vivre sur Mars (je ne conduis pas) ! L'ordinateur pour moi c'est comme l'aspirateur on appuie sur le bouton et ça marche et voilà qu'on me parle de "liens" d'ajouter des images...qui ne se redressent pas toutes seules !

Mais Zorro Marraine Mildred est là et veille, redresse, conseille...

Alors maintenant je vous remercie  toutes, celles qui m'ont supportée avec patience et indulgence et aussi toutes celles que je ne peux nommer de peur d'en oublier je vous suis reconnaissante pour ces petits instants de bonheur partagé.

Vous êtes super.
Merci, merci, merci !