jeudi 9 mai 2019

Jeudi poésie - en 56 mots !




Pour le jeudi poésie du 9 mai
Jazzy  à la barre
écrire  un poème de 56 mots pas un de plus pas un de moins.




L’âme humaine serait-elle du vent ?
Elle en a l’inconstance, la frivolité, 
Souvent inquiétante, 
Parfois turbulente 
Suivant les « courants » de ses émotions, 
Hésitante entre douceur et courroux.

Le vent source d’énergie 
Lui aussi entre murmure et ouragan, 
Le vent,
 Esprit, 
Souffle cosmique en son royaume 
Entre ciel et terre se rit de notre vanité…

 LC de la Cachette  texte - clic sur photo 
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lundi 6 mai 2019

Croqueurs de mots - défi 220


Jazzy nous propose  de jouer aux centons pour le lundi 6 mai .
Attention, elle n’a pas dit santons,  pas question de manipuler
ces fragiles figurines en argile des crèches provençales…
Dans la Rome impériale on appelait “cento” les morceaux de tissu dépareillés
que cousaient les légionnaires afin de se fabriquer un sous – vêtement
qui puisse leur tenir chaud sous la cuirasse de métal .
Par analogie le centon est un jeu littéraire qui consiste à composer
un poème original à partir de vers empruntés à divers auteurs .



Y a du soleil dans le rue  (Boris Vian)
Je suis revenu au quartier ( Blaise Cendrars)
Je reste là, perdu dans l'horizon lointain ( Jules Laforgue)
Et chaque jour je t'aime davantage ( Rosemonde Gérard)
Ta chevelure ondule au gré de la caresse (Paul Valéry)
Mais à cause de nos regard (Anna de Noailles)
Les mains dans les mains restons face à face (Guillaume Apollinaire)
Nous sommes là tous les deux comme devant la mer (Jules Supervielle)
Du passé lumineux recueille tout vestige ( Charles Baudelaire)
Il m'est donné de voir ma vie finir (Paul Eluard)
Et semblent aux beaux jours envolés dire adieux (Théophile Gautier)
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lundi 29 avril 2019

Lundi une photo

Avril - Mai 
Semaine 18


Temps instable
à défaut de muguet
une petite fleur bleue
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jeudi 25 avril 2019

Jeudi poésie - Haut lieu



Un haut lieu, dit-il, c'est un arpent de géographie fécondé par les larmes de l'Histoire, un morceau de territoire sacralisé par un geste, maudit par une tragédie, un terrain qui, par delà les siècles, continue d'irradier l'écho des souffrances tues ou des gloires passées. C'est un paysage béni par les larmes et le sang. Tu te tiens devant et, soudain, tu éprouves une présence, un surgissement, la manifestation d'un je-ne-sais-quoi. C'est l'écho de l'Histoire, le rayonnement fossile d'un événement qui sourd du sol, comme une onde. Ici, il y a eu une telle intensité de tragédie en un si court épisode de temps que la géographie ne s'en est pas remise. Les arbres ont repoussé, mais la Terre, elle, continue de souffrir. Quand elle boit trop de sang, elle devient un haut lieu. Alors, il faut la regarder en silence car les fantômes la hantent.


 Sylvain Tesson - Berezina