Jazzy nous propose de jouer aux centons pour le lundi 6 mai .
Attention, elle n’a pas dit santons, pas question de manipuler
ces fragiles figurines en argile des crèches provençales…
Dans la Rome impériale on appelait “cento” les morceaux de tissu dépareillés
que cousaient les légionnaires afin de se fabriquer un sous – vêtement
qui puisse leur tenir chaud sous la cuirasse de métal .
Par analogie le centon est un jeu littéraire qui consiste à composer
un poème original à partir de vers empruntés à divers auteurs .
Y a du soleil dans le rue (Boris Vian)
Je suis revenu au quartier ( Blaise Cendrars)
Je reste là, perdu dans l'horizon lointain ( Jules Laforgue)
Et chaque jour je t'aime davantage ( Rosemonde Gérard)
Ta chevelure ondule au gré de la caresse (Paul Valéry)
Mais à cause de nos regard (Anna de Noailles)
Les mains dans les mains restons face à face (Guillaume Apollinaire)
Nous sommes là tous les deux comme devant la mer (Jules Supervielle)
Nous sommes là tous les deux comme devant la mer (Jules Supervielle)
Du passé lumineux recueille tout vestige ( Charles Baudelaire)
Il m'est donné de voir ma vie finir (Paul Eluard)
Et semblent aux beaux jours envolés dire adieux (Théophile Gautier)
Et semblent aux beaux jours envolés dire adieux (Théophile Gautier)

