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lundi 6 mai 2019

Croqueurs de mots - défi 220


Jazzy nous propose  de jouer aux centons pour le lundi 6 mai .
Attention, elle n’a pas dit santons,  pas question de manipuler
ces fragiles figurines en argile des crèches provençales…
Dans la Rome impériale on appelait “cento” les morceaux de tissu dépareillés
que cousaient les légionnaires afin de se fabriquer un sous – vêtement
qui puisse leur tenir chaud sous la cuirasse de métal .
Par analogie le centon est un jeu littéraire qui consiste à composer
un poème original à partir de vers empruntés à divers auteurs .



Y a du soleil dans le rue  (Boris Vian)
Je suis revenu au quartier ( Blaise Cendrars)
Je reste là, perdu dans l'horizon lointain ( Jules Laforgue)
Et chaque jour je t'aime davantage ( Rosemonde Gérard)
Ta chevelure ondule au gré de la caresse (Paul Valéry)
Mais à cause de nos regard (Anna de Noailles)
Les mains dans les mains restons face à face (Guillaume Apollinaire)
Nous sommes là tous les deux comme devant la mer (Jules Supervielle)
Du passé lumineux recueille tout vestige ( Charles Baudelaire)
Il m'est donné de voir ma vie finir (Paul Eluard)
Et semblent aux beaux jours envolés dire adieux (Théophile Gautier)
 LC de la Cachette   - clic sur photo 
Blog en demi pause... quelques pages sont programmées

jeudi 17 mars 2016

Jeudi poésie - Yves-Jacques Bouin

S'arrêter
Sur le bord de la route. Au coin de la fenêtre. Au pied de l'escalier. Quai départ. Quai retour. Au seuil. avant d'être enlevé,
On s'arrête
Au milieu de tous les jours : on voudrait voir moins de  dureté dans les regards et sentir plus de confiance dans les mains. On déplie les pans de la réalité devant le plan de ses rêves. A plat. On observe le temps qu'il fait dans ses poumons. On calme ses bruits. On cisèle le silence. On l'isole. il fait bon vider le sac des désirs de sa tête, qu'on remplit trop vite d'étoiles sitôt éteintes. On suit du doigt les lignes de la vie. L'itinéraire a changé pour se rendre cependant au même endroit : moins ficelé.
La fatigue se retire en pente douce comme le grain d'une larme sur la peau.

L’œil s'affermit, le regard se délie. L'ardeur vient du silence, sans retenue. Le pas suivant n'a plus la même allure.
Marche ! Tu n'as pas besoin de repos.

S'arrêter, c'est l’événement du jour. C'est prendre le temps dans ses bras.
C'est laisser l'être soupirer.

Yves-Jacques BOUIN Une passée de paroles (édition Mazette)

Lilou demandait un poème avec les femmes... elles sont sur la photo ! 
LC de la Cachette - photo 

vendredi 4 septembre 2015

Tercet du vendredi - La Rentrée


Finies les vacances
En rang les petits enfants
c'est la rentrée


ET... 


 Pour les grands parents
la rentrée c'est la reprise
des activités

(ce soir installation des stands, demain c'est le forum des associations)
LC de la Cachette texte -  clic sur photos