mercredi 14 janvier 2015

Récré du mercredi - Hugo


Pour la cour de récré de jill 


Ce matin Hugo est absent
Il n'a pas entendu sonner
Le coucou en chocolat*
Il a été trop gourmand 
Ne  soyez pas étonné
Car il ne viendra pas
 Il est parti acheter
Des  croissants
Pour la récré
De Dame jill


LC de la Cachette- texte, clic sur photo




lundi 12 janvier 2015

Une photo - quelques mots - 150



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Le principe de cet atelier ?
Chaque mardi (parfois le mercredi) Leiloona publie une photo qui servira de base pour votre texte. Vous avez une semaine pour l’écrire : les textes sont publiés le lundi matin.
Ni genre, ni ton imposés. Seul le plaisir d’écrire. Encore et toujours.

© Julien Ribot

Rupture
Dans la Cité
On s’est rencontré
Aimé
Énormément
Aimé
Passionnément
Aimé
Trop
Trop
Amour enfermé
Amour cadenassé
Dans la Seine la clé jetée
Trop trop aimé
Cris et larmes
Je rends les armes
Amour cassé
Amour brisé
Parmi des milliers
Chercher le cadenas
Et ne le trouve pas
Envie de flétrir
Envie de détruire
Ce symbole inutile
D’un amour versatile
Tout est consommé
Je ne veux plus aimer



samedi 10 janvier 2015

Photo du samedi - 95


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Comme la maison, la chaise est vide...  
LC de la Cachette-  clic sur photo 

vendredi 9 janvier 2015

Tercets du vendredi - fleurs d'hiver

Sur le thème de la semaine relayé par Lénaïg 

Rouge passion
pour l'amour d'une dévoyée
- le camélia


Agitation
dans les bruyères touffues
- l'oiseau s'envole

Photo clic
Il neige de l'or
au pays de Mireille
- mimosa en fleurs

LC de la Cachette- texte, clic sur photos




jeudi 8 janvier 2015

Spleen - Charles Baudelaire

Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle

Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle
Sur l'esprit gémissant en proie aux longs ennuis,
Et que de l'horizon embrassant tout le cercle
Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits ;

Quand la terre est changée en un cachot humide,
Où l'Espérance, comme une chauve-souris,
S'en va battant les murs de son aile timide
Et se cognant la tête à des plafonds pourris ;

Quand la pluie étalant ses immenses traînées
D'une vaste prison imite les barreaux,
Et qu'un peuple muet d'infâmes araignées
Vient tendre ses filets au fond de nos cerveaux,

Des cloches tout à coup sautent avec furie
Et lancent vers le ciel un affreux hurlement,
Ainsi que des esprits errants et sans patrie
Qui se mettent à geindre opiniâtrement.

- Et de longs corbillards, sans tambours ni musique,
Défilent lentement dans mon âme ; l'Espoir,
Vaincu, pleure, et l'Angoisse atroce, despotique,
Sur mon crâne incliné plante son drapeau noir.
Charles BAUDELAIRE   (1821-1867)

mercredi 7 janvier 2015

récré du mercredi - Perrine

Pour la cour de récré de jill 
Perrine à la tête dure
Perrine a un cœur de pierre

Vous n'y êtes pas du tout
Perrine est une demoiselle coiffée 
Qui vient jouer à la récré 

LC de la Cachette- texte, clic sur photo

lundi 5 janvier 2015

une photo, quelques mots - 149



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Attention attention
Le train pour RIR entre en gare

© Julien Ribot

Enfin il était temps 
Seul sur le quai
Je suis gelé
J'observe
Cette foule voyageuse
Surchargée de bagages
Où vont-ils ces déserteurs
De la ville
Le serpent d'aluminium 
Va les avaler
Les digérer
Dans son estomac
De boa monstrueux
Nourriture inconsciente
Balancée dans la torpeur
Rejetée  sur un autre quai
Et le trajet est déjà
L'illusion des vacances
Aujourd'hui partis pour RIR
Vont-ils revenir avec le sourire