Au commencement,
Dieu créa le chat à son image. Et bien entendu, il trouva que c'était bien. Et
c'était bien, d'ailleurs. Mais le chat était paresseux. Il ne voulait rien
faire. Alors, plus tard, après quelques millénaires, Dieu créa l'homme.
Uniquement dans le
but de servir le chat, de lui servir d'esclave jusqu'à la fin des temps. Au
chat, il avait donné l’indolence et la lucidité; à l'homme, il donna la
névrose, le don du bricolage et la passion du travail. L'homme s'en donna à cœur
joie. Au cours des siècles, il édifia toute une civilisation basée sur
l’invention, la production et la consommation intensive. Civilisation qui
n'avait en réalité qu'un seul but secret : offrir au chat le confort, le gîte
et le couvert.
C'est dire que l’homme inventa des millions d'objets inutiles, généralement absurdes, tout cela pour produire parallèlement les quelques objets indispensables au bien-être du chat : le radiateur, le coussin, le bol, le plat à sciure, le pêcheur breton, le tapis, la moquette, le panier d'osier, et peut-être aussi la radio puisque les chats aiment la musique. Mais, de tout cela, les hommes ne savent rien.
A leurs souhaits. Bénis soient-ils. Et ils
croient l’être. Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes des chats.
Que de vérités dans ce texte, bravo et merci Josette, bises jill ;-)
RépondreSupprimerBonjour Josette. Merci pour la découverte de ce texte très drôle. Bonne journée et bisous
RépondreSupprimerJeudi poésie !
RépondreSupprimerJ’adore ce texte et ta photographie qui met en scène ce chat ,sûr de lui, maître de maison 🏠 , veilleur et dominateur !
Miss yves
Très drôle ce texte, maître chat surveille du haut de sa fenêtre!
RépondreSupprimermerci pour ce texte
RépondreSupprimerle chat est trés beau et dominant à sa fenêtre
et aujourdhui c'est la saint Félix patron des chats
bon jeudi Josette bises
Un texte plein d'humour pour la Saint Félix!
RépondreSupprimerJ'aime tellement être l'esclave de mes chats!
La photo est superbe, quel contraste entre le blanc de la fourrure et le fond sombre, cela au milieu de dégradés de gris...
Bisous, Josette!
beaucoup de sourires en lisant ce texte. combien d'entre nous sommes les esclaves soumis de ces petits félins !
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