lundi 12 juin 2017

Croqueurs de mots - défi 188 Hommage à Henri

Pour ce défi 188 Durgalola et Jeanne Fadosi nous proposent de  rendre hommage à Henri
en partant  d’un de ses textes ou simplement d’en créer un personnel sur l’amitié en alexandrins
(chacun faisant ce qui lui est possible, pas d’obligation de rimes riches, juste comme on le sent)
Pour les jeudi poésie, c’est selon votre inspiration , en alexandrins ou pas.
Voici le texte que notre ami avait publié peu de temps avant son départ.
Je propose que pour cette quinzaine nous soyons tous à la barre !!!
Pour les Amis quelques Alexandrins !
 Pour tous ceux qui me lisent régulièrement,
 Je vous en remercie vraiment sincèrement.
 Or, aujourd’hui, aucun sujet particulier,
 Mais très simplement, un  besoin tout singulier,
 D’expliquer mon amour pour les alexandrins.
 Que j’essaie toujours de manier avec entrain,
 Pourquoi j’ai choisi ce type d’écriture ?
 J’aime cette forme de littérature.
 Ce n’est évidemment pas par facilité,
 Car elle comporte bien des difficultés.
 L’obligation de vers toujours de douze pieds,
 Puis laisser courir le stylo, sur le papier,
 Et trouver des rimes, si possible riches,
 Mais voilà qui ne supportent pas la triche.
 C’est de plus un bon exercice cérébral,
 Qui bien réussi, vous conforte le moral.
 Si la lecture rappelle un son musical,
 Alors on a gagné et c’est le principal.
 Ces quelques vers, j’espère vous feront plaisir,
 En les écrivant, c’était pour moi mon désir.
 Alors pour toutes et tous, bonne réception.
 Que la lecture ne soit pas la déception.

 Henri LANDA. (24 Mai 2017).

En hommage pour Henri roi des alexandrins
Juste quelques roses cueillies dans le jardin 
N'ayant pas son talent pour écrire brillamment 
A  chaque défi Henri sera là bien présent 
Reste dans mon esprit la musique de ses mots 
Et ce sont les anges qui en profitent là-haut

LC de la Cachette  texte- clic sur photos

samedi 10 juin 2017

Herbier de poésies - page 78

Pour l'Herbier de poésies page 78


image : Jamadrou

Au dernier souffle du printemps
L'aubépine s'envole
Et les graines se dispersent
Emportées par le vent
Promesses d'une fructueuse récolte
Sur le terreau fertile
de l'Herbier de Poésies...

vendredi 9 juin 2017

Tercets du vendredi - Clocher

Ses Clochers pointus
bon repère pour le touriste
à Quimper

*N.D. de Languivoa - Plonéour-Lanvern
En représailles
des clochers sont découronnés
après la révolte


* Chapelle de La Madeleine - Penmarch
Il chante
depuis combien de temps
ce coq si fier

* Eglise Saint Thurien 

Dimanche midi
- Elles sonnent à toute volée
dans le clocher

* Chapelle de Saint Vio - Treguennec

Offrande maritime -
Sur les clochers de granit
des algues poussent

LC de la Cachette  texte- clic sur photos

jeudi 8 juin 2017

Jeudi poésie - Amitié

Hommage à notre ami Henri.

Et pour tous mes amis virtuels disparus


L’Ami du voyage

Nous avons d’un seul cœur entrepris un voyage ;
C’était encore hier, à peine rencontrés.
Une voix nous souffla : « Tous deux, vous partirez
Ensemble partager la joie d’un seul sillage… ».
L’amitié nous porta vers d’inconnus rivages
Sur des flots incertains maintes fois chavirés.
Si nous voguions parfois, opposant nos beauprés,
Au port se retrouvaient nos mats au fil de l’âge.
Nos vies s’entrecroisaient aux sources de l’humain
S’attendant l’une l’autre à l’angle d’un chemin
Pour s’offrir tour à tour le miroir de soi-même.
Puis un funeste jour il ne resta qu’un seul…
Mais la voix de jadis lui dit : « Ton ami t’aime
Aujourd’hui comme hier. Ignore le linceul ! »
Jean-Charles Dorge, Variations sur le thème de l’amitié, 2013

mercredi 7 juin 2017

Récré du mercredi - Cosme

Pour la récré de Jill

C'est sur les bord de l'Arno
Près du Ponte Vecchio 
Que j'ai croisé Cosme
Sans hésiter 
Partez vite 
A Florence 
Là est la beauté




LC de la Cachette  texte- clic sur photos




mardi 6 juin 2017

Poésie - Robert Burns

Mon amour est une rose rouge, rouge


Mon amour est une rose rouge, rouge, 
Au printemps fraîchement éclose.
Mon amour est une mélodie, 
Jouée en douce harmonie.

Si belle es-tu ma douce amie, 
Et je t'aime tant et tant, 
Que je t'aimerai encore, ma mie, 
Quand les mers seront des déserts.

Les mers seront des déserts secs, ma mie, 
Les roches fondront au soleil, 
Et je t'aimerai toujours, ma mie, 
Tant que s'écoulera le sable de la vie.

Au revoir pour un temps m'amour, 
A te revoir dans peu de temps!
Je reviendrai, mon seul amour, 
Même de l'autre bout du monde.

Robert Burns 1759 - 1796

jeudi 1 juin 2017

Jeudi Poésie - l'avarice- La Fontaine

L’Avare qui a perdu son trésor

L’usage seulement fait la possession.
Je demande à ces gens de qui la passion
Est d’entasser toujours, mettre somme sur somme,
Quel avantage ils ont que n’ait pas un autre homme.
Diogène là-bas est aussi riche qu’eux,
Et l’avare ici-haut comme lui vit en gueux.
L’homme au trésor caché qu’Esope nous propose,
Servira d’exemple à la chose.
Ce malheureux attendait
Pour jouir de son bien une seconde vie ;
Ne possédait pas l’or, mais l’or le possédait.
Il avait dans la terre une somme enfouie,
Son cœur avec, n’ayant autre déduit
Que d’y ruminer jour et nuit,
Et rendre sa chevance à lui-même sacrée.
Qu’il allât ou qu’il vînt, qu’il bût ou qu’il mangeât,
On l’eût pris de bien court, à moins qu’il ne songeât
A l’endroit où gisait cette somme enterrée.
Il y fit tant de tours qu’un Fossoyeur le vit,
Se douta du dépôt, l’enleva sans rien dire.
Notre Avare un beau jour ne trouva que le nid.
Voilà mon homme aux pleurs ; il gémit, il soupire.
Il se tourmente, il se déchire.
Un passant lui demande à quel sujet ses cris.
C’est mon trésor que l’on m’a pris.
– Votre trésor ? où pris ? – Tout joignant cette pierre.
– Eh ! sommes-nous en temps de guerre,
Pour l’apporter si loin ? N’eussiez-vous pas mieux fait
De le laisser chez vous en votre cabinet,
Que de le changer de demeure ?
Vous auriez pu sans peine y puiser à toute heure.
– A toute heure ? bons Dieux ! ne tient-il qu’à cela ?
L’argent vient-il comme il s’en va ?
Je n’y touchais jamais. – Dites-moi donc, de grâce,
Reprit l’autre, pourquoi vous vous affligez tant,
Puisque vous ne touchiez jamais à cet argent :
Mettez une pierre à la place,
Elle vous vaudra tout autant.
Jean de La Fontaine


LC de la Cachette   clic sur photo
Billet programmé !