jeudi 9 avril 2026

Jeudi poésie

 Les ajoncs éclatants, parure du granit,

Dorent l’âpre sommet que le couchant allume ;
Au loin, brillante encor par sa barre d’écume,
La mer sans fin commence où la terre finit.

A mes pieds c’est la nuit, le silence. Le nid
Se tait, l’homme est rentré sous le chaume qui fume.
Seul, l’Angélus du soir, ébranlé dans la brume,
A la vaste rumeur de l’Océan s’unit.

Alors, comme du fond d’un abîme, des traînes,
Des landes, des ravins, montent des voix lointaines
De pâtres attardés ramenant le bétail.

L’horizon tout entier s’enveloppe dans l’ombre,
Et le soleil mourant, sur un ciel riche et sombre,
Ferme les branches d’or de son rouge éventail.

José-Maria de Heredia, Les Trophées

mardi 7 avril 2026

Croqueurs de mots 324 - Amiral : Jazzy !


Croqueurs de mots 324  - Amiral : Jazzy

défi numéro 324.

Pour le lundi 6 avril, elle nous propose d’écrire une page d’un roman qui n’existe pas, comme si c’était une page arrachée à un livre perdu. Rédigez le texte qui est écrit dessus en vous inspirant, si vous le souhaitez, de certains genres littéraires (fantasy, romance, policier…).

Il nous faudra aussi inclure cette phrase : La nature fait les hommes semblables et la vie les rend différents.



les revoir. Pourtant il avait promis de venir à son retour des vacances. Cette impression de l’accélération du temps le poursuivait, ses journées lui semblaient trop courtes. En fait il était accaparé par les écrans, devenu prisonnier des images et des liens qui défilaient devant ses yeux.

Il avait oublié que la nature fait les hommes semblables et que la vie les rend différents.

Pourtant il aimait sa famille, tout au moins il le croyait par ce qu’elle occupait ses pensées, persuadé que c’était suffisant. Naïvement il imaginait que ses parents ressentaient son amour…

Il allait faire des efforts pour soigner son addiction et retrouver sa liberté, bientôt il irait à   



dimanche 5 avril 2026

jeudi 26 mars 2026

Jeudi Poésie

 


Le Monocycliste

Sur les chemins de traverse
Qui montent et qui descendent
Je divague
je monocycle
Et je pédale.
Parfois dans la semoule,
Parfois dans la purée,
Mais toujours dans la joie
Et ma roue
Rayonnante et libre, 
Parfois dans la terre
Parfois dans le sable,
Laisse la trace fugace
De mon passage
ici-bas

Benoît Jacques 
inédit janvier 2026

Dans la semoule peut-être... mais sans cycle
Je poursuis ma pause
Tant que je n'ai pas de nouvelles lunettes ! 

dimanche 15 mars 2026

Photo du dimanche avec Monica


Photo du dimanche avec Monica


 vite une photo

pour ce magnolia a la fleur si fragile ! 

Petite pause d écran 

À bientôt