lundi 11 novembre 2013

11 novembre Albert GUENARD






La mort du soldat

Dans la clairière où rit un doux soleil d'automne,
Le "Bleu", presque un enfant, tout à l'heure joyeux
Et maintenant frappé d'une balle teutonne,
Meurt sur l'herbe qui boit tout son sang précieux.

Nul ne sait la nouvelle. Aucun glas ne la sonne.
Sa mère n'est pas là pour lui fermer les yeux ;
Et, pour l'ensevelir, il ne viendra personne.
- Le village lointain brûle silencieux.

Mais les arbres, émus de la pitié des choses,
Ne veulent pas dans les dernières clartés roses,
Laisser à découvert ainsi ce pauvre mort.

Alors, dans la forêt apaisée et meurtrie,
Sur le petit soldat tombé pour la Patrie,
Les feuilles, lentement, tissent un linceul d'or.

Novembre 1914

Albert GUENARD

42 commentaires:

  1. Un billet émouvant, pour l'anniversaire de la fin d'une guerre horrible (c'est presque un pléonasme, je sais...)
    Bisous, Josette.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ce qui me saisit toujours c'est le recommencement...tel Sisyphe !
      je t'embrasse Norma

      Supprimer
  2. Merci Josette, je découvre ce poème et ce poète.... Plus jamais de nos hommes soldats, pour X ou Y raison, qui ne sont jamais bonnes ! Bises, jill

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. mais ça n'en finit jamais...
      bizzzz jill

      Supprimer
  3. Bonjour chère Josette!
    Un triste poème d'une guerre cruelle ...
    Merci et bonne journée Josette!
    Je t' embrasse!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Elles le sont toutes Geli, les larmes sont les même comme la couleur du sang.
      bisous

      Supprimer
  4. N'oublions jamais, jamais .
    Continuons d'honorer la mémoire de ces hommes.
    C'est un très beau témoignage.
    Bises Josette.
    Belle journée

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. et parfois on l'arrange un peu facilement cette mémoire !
      gros bisous Mireille

      Supprimer
  5. Je me souviens de ce poème appris à l'école

    "Vous ne reverrez plus les monts, les bois, la terre,
    Beaux yeux de mes soldats qui n'aviez que vingt ans
    Et qui êtes tombés, en ce dernier printemps,
    Où plus que jamais douce apparut la lumière...."

    Bonne journée

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. un beau poème, je vais le chercher sur internet...tu te souviens de l'auteur ?

      Supprimer
  6. Très émouvants, ce poème et ce document (Archives personnelles ?) en ce jour de souvenir...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. ces archives sont faciles à trouver sur le site "mémoire des hommes" Miss_Yves, j'ai recopié celles de ma famille et je n'ai mis que la plus lisible.

      Supprimer
  7. Il est aussi beau que "Le Dormeur du Val", ce poème que je découvre grâce à toi, Josette.
    Toute cette jeunesse sacrifiée mérite un linceul d'or et la meilleure place dans notre mémoire.
    Bises et bonne journée commémorative, le soleil se montre

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. ma route pour la Moselle est jonchée de lieux sinistres...jeudi prochain il y aura des photos prises il y a 2 semaines !
      bises du soleil qui s'échappe

      Supprimer
  8. Eh oui, hélas de circonstance, tant de mères ont pleuré leurs enfants, et tant de personnes leur père ou leur mari...
    C'est qui Tilia ?
    Bises Josette

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. je viens de t'envoyer le lien Marine !
      bises

      Supprimer
  9. Un très bel hommage !!!
    Merci m'tiote Josette et GROS BECS

    RépondreSupprimer
  10. Mon grand-père paternel a été laissé pour mort sur le champ de bataille au cours de cette guerre. C'était un gamin de 20 ans, qui n'a dû son salut qu'à un oncle gradé qui l'a fait rechercher et envoyer à l'hopital. Une chance dans son malheur. Il avait été touché à la tête. Je vous évite les détails assez terribles de sa blessure. Mais quand il a fini par aller mieux, il ne savait plus ni lire ni écrire. Il a tout repris de zéro et est devenu instituteur!
    Chaque année je pense à lui le 11 novembre car je l'ai très bien connu. Quand il nous a quittés, j'avais vingt-cinq ans. Et bien pas une fois, il n'a parlé devant moi de ce qu'il avait vécu à la guerre. C'est par ma grand-mère que nous connaissions son histoire.
    Bisous Josette.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ceux qui reviennent de l'enfer n'en parle pas...c'est toujours par le biais qu'on découvre leur vie.
      tu as la chance de l'avoir connu Marie-Paule
      bisous

      Supprimer
  11. Josette bonsoir un très bel hommage pour toutes ces personnes qui auront souffert pour nous
    Je t'embrasse fort

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bonsoir France, j'espère que tu te portes bien et que tu nous prépares de belles surprises avec tes photos.
      je te souhaite une douce soirée
      je t'embrasse

      Supprimer
  12. Josette bonsoir oui c'est bien un jour triste pour tous ces hommes et il faut y penser
    je viens d'écouter les infos sur les barbus et j'ai pu en parler en cours aussi bisou

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. pas facile pour les jeunes d'imaginer cette époque...c'est comme les guerres napoléoniennes pour ma génération c'est très loin !
      bonne soirée et hum que ta tarte est appétissante
      bisous

      Supprimer
  13. recueillement en ce jour du 11 novembre....1000 morts par jour pendant 40 mois.

    RépondreSupprimer
  14. Un très bel hommage à tous enfants qui ont servi de chair à canon!
    La guerre est une folie et une abomination!

    ***
    Robisouxxx ma Zamie.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. bisous à toit Mildred ! regarde jeudi...

      Supprimer
    2. Très bel hommage Josette. Et quel travail de mémoire pour honorer tant de jeunes vies fauchées, une génération entière... Et quand on voit ce que les imbéciles d'aujourd'hui font de cet hommage (vu hier aux infos), on a mal pour tous ces soldats, ces veuves, ces orphelins. Rien ne sert donc jamais d'exemple...
      Bonne semaine à toi, bises.

      Supprimer
    3. si seulement tous les hommages et les belles paroles servaient de base à une réflexion...
      bises Odile

      Supprimer
  15. Hier, nous étions de cérémonie. Mais crois-tu que les hommes puissent être un jour assez sages et comprendre ce que représente une guerre ?
    Bonne semaine.

    RépondreSupprimer
  16. Très beau poème Josette, je ne le connaissais pas.
    Belle journée et bises tout plein
    chatou
    http://villasavarymonvillage.wordpress.com

    RépondreSupprimer
  17. Pourquoi les hommes recommencent-ils sans cesse ces guerres et ces tueries...?

    http://i68.servimg.com/u/f68/14/58/45/73/si_l_o10.jpg

    un poème de Michel Beau

    RépondreSupprimer
  18. cette question n'est pas prête d'être résolue Hélas !

    RépondreSupprimer
  19. Bonjour Josette,
    Deux soldat sans ordre reçu
    Pas de guerre...
    Bisous du mardi
    Frieda

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. la guerre le pire tourment pour une mère
      bisous Frieda à demain avec Adrienne

      Supprimer
  20. Les mots simples de ce poème sont très émouvants, combien de jeunes héros inconnus et courageux sont tombés ainsi. Un bel hommage aux poilus Josette

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Toutes les familles ont été touché par cette guerre...

      Supprimer
  21. Touchant hommage à tous ces soldats. Quel que fut le camp, ceux qui furent de retour ont vu trop d'horreurs. Les autres, les inconnus et les "dormeurs du Val" périrent dans l'enfer voulu et commandé par tous ces bouchers qu'étaient les chefs militaires. Cette guerre fut une honte. J'ai aussi eu du coté de mon père, un ancêtre gazé à l'ypérite. On leur doit bien, à tous, de se recueillir le 11 novembre.
    Merci pour la découverte de ce poème, dont les trois derniers vers me fait penser au Dormeur du Val, de Rimbaud, Un bijou.
    Bisous Josette, belle semaine à toi

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. comme je le disait à Michelaise toutes les familles ont été touché Nathanaëlle, c'est pourquoi cette journée est si particulière
      bisous et belle journée

      Supprimer